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15 février 1993 1 15 /02 /février /1993 17:17

Choriste du Choeur "Claye Vocale"






Nouveau Choeur

Le blog du choeur "Claye Vocale" est à présent desactivé.
Si vous désirez connaître les programmes, l'activité, et toutes les 
informations sur les concerts du

"Festival de Musique de Claye-Souilly"
et du Choeur "Odyssées" (qui a remplacé le Choeur "Claye-Vocale")


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 Chroniques et anecdotes d'un voyage annoncé



Pourquoi, en ce jour du 8 mai 2008, quitter un coin de France ensoleillé pour atterrir très loin sous un ciel gris ? Eh bien, pour aller chanter en Tunisie. Depuis le temps que Marie-Hélène nous en parlait. Nous y sommes !


Nous nous installons dans le super hôtel Ramada à Gammarth. La piscine semble très agréable, mais nous n'aurons pas le temps d'en profiter.
 
Dans un salon de l'hôtel, après le repas, nous sommes quelques-unes, en bonnes élèves, à improviser une petite répétition privée en vue du concert du lendemain.



Vendredi, à l'aube (enfin vers 9 heures), nous partons vers Tunis, sa médina et ses souks. Quel plaisir de déambuler face à ces étalages multicolores, devant  ces monceaux d'objets les plus divers, à essayer de dénicher le petit cadeau inédit ...
  Les gazelles et les gazous font avec plaisir la découverte du marchandage... Pas cher, pas cher ici, moins cher qu'ailleurs...



Puis ce sera la découverte du palais du Baron  d'Erlanger, du village tout blanc et bleu de Sidi Bou Saïd où nous dégustons de délicieux bricks. Après la visite des ruines de Carthage, des termes d'Antonin, sous un soleil  resplendissant, fini le tourisme, répétition pour tout le choeur.

 
A l'intérieur de l'Acropolium de Carthage, les oiseaux s'en donnent à c(h)œur joie. Heureusement pour le concert, il semble que ces escadrons sonores soient partis se coucher... Nous aurons beaucoup d'auditeurs, un public adorable et enthousiaste. Nous finissons la soirée à la Soukra, près de Carthage, et  sommes touchés par la gentillesse de nos hôtes, les membres du Lions Club, qui n'en finissent pas de nous remercier d'être venus, à nos frais, chanter pour la Ferme Thérapeutique (nous y avons trouvé grandement notre compte !). Chacun recevra en porte-bonheur un petit poisson, souvenir de ce concert exceptionnel !


Le lendemain, visite de la mosquée de Kairouan où les femmes ne peuvent entrer dans la salle de prière. Un homme nous asperge d'eau bénite à la fleur d'oranger (très agréable) et saisit mon appareil photos pour prendre l'intérieur. J'aurais deux photos inédites ...  pour 1 dinar !

Nous apprendrons vite que la Tunisie est le  pays du dinar : 1 dinar pour les photos, pour les valises, pour ... pour ...  Mais est-ce très important pour nous qui jouons les touristes ? Tous sont aimables, serviables, gentils ...

Pour aller à El Jem, nous empruntons des routes un peu cahoteuses. Les oueds qui débordent l'hiver en sont la cause. Nous traversons des champs de figuiers de Barbarie.  En descendant du car, la vue de ce troisième amphithéâtre au monde, avec ses galeries superposées, ses gradins, son arène, ses bougainvilliers qui courent le long des pierres, est extraordinaire ! Quelques chants et nous voilà déjà repartis.


Nous rentrons vers Tunis. Tout au long de la route, il y a des champs d'oliviers, des cigognes dans leur nid juché sur des poteaux. « Tut tut » : notre chauffeur utilise beaucoup son klaxon ! et nous voilà dépassant un camion empli d'œufs. Nous n'avons jamais vu ça en France! Vite, chacun se précipite pour faire une photo. Notre guide se moque de nous: " Vous êtes comme les japonais, vous prenez n'importe quoi en photo ! ". Il n'a  pas tout à fait tort ...

Dimanche.  Ce matin, le soleil semble nous avoir un peu oubliés pour la visite du site archéologique de Dougga. Quel dommage de faire cette visite sous une pluie diluvienne ! Les ponchos, les sacs plastiques sur la tête, les parapluies où l'on se serre à deux ou trois, sont de sortie ! Imperturbable, notre guide nous promène à travers les ruines avec toujours des explications super intéressantes. Les photos prises ont un voile de  brume de pluie mais avec beaucoup de charme.

Après avoir chanté sous la  terre, sous la  mer (voir les épisodes précédents), nous essayons de  "chanter  sous la pluie". Encore une grande première ! Mais peu concluant. Dégoulinant sous la pluie, Nabucco ne restera pas dans les annales. C'est vraiment une journée sous le signe de l'eau car même dans le car il y pleut de grosses gouttes !

Le délicieux déjeuner avec du marcassin à Teboursouk nous réconforte et nous redonne du tonus pour continuer vers le musée du Bardo  qui retrace l'histoire archéologique de la Tunisie.

Ce musée est fabuleux L'état de conservation,  la quantité et la variété des tableaux en mosaïques  sont fabuleux. Les découpes de dentelles de pierre, les plafonds décorés en bois d'ébène, les sols  sont extraordinaires.

Allez « curioser » nous conseille notre guide. Nous passons dans ce musé un moment, trop court, mais inoubliable.

Nous dînons dans un palais de la médina, Hammoudi Pacha, accompagné d'un groupe de musiciens . Si le repas  est très classique, le décor est somptueux : ancien patio avec des mosaïques au mur.

Pour notre guide, Samir, très érudit,  « Toute rencontre est un souvenir  ». Nous n'oublierons pas ses sages paroles. Demain, certains retrouvent le chemin de Claye, les autres plus chanceux iront dans le Sud tunisien où d'autres aventures nous attendent.

Ce lundi matin, très très tôt, pendant que des choristes ou accompagnateurs dorment encore, d'autres se préparent à prendre l'avion à Tunis pour Djerba .

Après avoir emprunté la chaussée romaine, route qui relie Djerba et le continent, petit tour  dans Djerba, à Guellela : village de potiers avec achat obligatoire du « chameau magique » !

Puis visite de la synagogue El Ghriba.

Retour à l'hôtel où nous profitons du soleil pour aller nous tremper les pieds dans la mer.




Le lendemain, sur la route de Tataouine : quelques restes de chars calcinés datant de la dernière guerre ; bien sûr photo oblige et en groupe, les hommes pour nos souvenirs.



Puis découverte des gorfas de Douiret et du village troglodyte de Chénini avec son ksar géant. Les paysages sont époustouflants, magnifiques. Devant ces paysages désertiques et grandioses, l'on se sent tout petits. Les appareils photos ne chôment pas !

 

A Matmata, selon un proverbe, « les vivants vivent sous les morts ». Par un tunnel, on accède à une cour en forme de puits circulaire. Tout autour, un désert de sable très fin, comme de la poussière. Nous en profitons pour remplir une petite bouteille qui sera étiquetée : sable du désert, pour les collections !

Voici Douz, village considéré autrefois comme la dernière étape avant le désert. Pour le folklore, nous enfilons tous une djellaba, un chech noué sur la tête et nous voilà grimpant sur un dromadaire. C'est haut ! et ça balance ! Le photographe officiel est là. Les Tunisiens ont le sens du commerce !

La traversée du Chott El Jerid (lac salé asséché) est très impressionnante. Au loin, on y voit trembloter un lac, une palmeraie qui ne sont en fait que des mirages. Un paysage lunaire.
Quelques « stations d'essence » (essence venant illégalement de Libye) jalonnent notre parcours : enfin, si un amoncellement de bidons sur le bord de la route en plein soleil peut s'appeler ainsi !

A Tozeur, seconde ville du Sud tunisien, après une ballade dans un parc, puis un zoo avec un guide aux yeux charbonneux et très volubile (Action ... action), nous aurons le temps de profiter de la piscine de l'hôtel où choristes et accompagnateurs se retrouvent pour faire trempette ensemble. Nous apprécions tous ce moment de détente ! Puis nous dînerons dans le superbe palais  Dar Cherait.

Dans la  palmeraie de Tozeur, une des plus grandes de Tunisie, les cultures se font sur 3 étages : les palmiers, les abricotiers ou grenadiers puis les légumes et les fruits : tomates, fraises ou luzerne tout en bas.
Pour notre dernier jour, ce sera en 4x4, très confortable et avec un chauffeur sympa qui papote avec nous, que nous découvrirons les oasis de montagne. Que c'est agréable quand il n'y a pas le barrage de la langue !

« Souriez : vous êtes à Chebika », village situé sur une sorte de plate forme qui domine la gorge de l'oued. Sous un soleil torride, nous ferons une petite escapade infernale dans un paysage désertique et très escarpé ! Nous arriverons un peu essoufflés et avec des couleurs aux visages ! Puis ce sera Tamerza et sa grande cascade. C'est étrange de voir de l'eau fraîche couler ainsi dans ce pays si aride.

Voir des femmes qui portent des cruches d'eau, voir les puits creusés pour récupérer de l'eau très chaude et qui est refroidie dans des sortes de minuscules aqueducs et voir toute l'eau des piscines des hôtels ... me semble un paradoxe. Mais il est vrai que la Tunisie vit beaucoup du tourisme.

Ce jour de départ, nous remontons sur Djerba, en écoutant dans le car le CD de musique arménienne de Claye Vocale : histoire de nous souvenir que nous sommes un choeur et pas seulement un groupe de touristes. Ce sera encore un petit plus quand nous prendrons le bac pour relier Djorf à Jerba en respirant l'air marin !

Et maintenant, il nous faut retrouver le quotidien avec des souvenirs plein la tête en attendant la prochaine équipée. Mais faisons confiance à notre chef de chœur qui est toujours pleine de projets pour nous ...

 

 

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